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Votre agence va FERMER d’ici 2026 (sauf si vous prenez les choses en main)

Près d’un tiers des agences immobilières indépendantes ont fermé leurs portes depuis 2020. Dont plus de 1 200 rien qu’en 2024.

Nous avons atteint un niveau de crise cataclysmique dans l’immobilier. Le nombre de défaillances d’enseignes est comparable, voire supérieur, à celui de 2008.

Et ce n’est que le début.

Si vous dirigez une agence immobilière et que vous espérez sortir de cette tempête en un seul morceau, cet article est fait pour vous.

Je vais vous partager les 5 signaux d’alerte qui prédisent la fermeture imminente d’une agence. Et mieux encore : je vais vous donner des solutions concrètes pour rendre votre business plus résilient et prospère.

Une crise sans précédent dans l’immobilier

Si vous ne me connaissez pas encore, je m’appelle Frédéric Eppler. Je dirige ma propre agence immobilière depuis 1995 et une agence de marketing, Facilogi, depuis 2008. Au fil des années, j’ai vu passer plusieurs crises. Mais celle que nous vivons aujourd’hui est différente : elle est pire.

Nous sommes en plein dans une « tempête parfaite » qui mêle…

  • Une crise économique, qui se traduit par une perte de pouvoir d’achat pour les ménages.
  • L’inflation, qui affecte les coûts de construction et les marges bénéficiaires.
  • La hausse des taux d’intérêt, qui complique l’accès au crédit.
  • La concurrence digitale qui s’aggrave, avec des plateformes en ligne qui dominent le marché et qui « étouffent » les agences traditionnelles.
  • La transformation des attentes des clients, ceux-ci étant plus exigeants et mieux informés.

Ce n’est pas seulement une crise passagère. C’est une véritable mutation du marché, qui ne sera plus jamais comme avant.

Alors, comment savoir si votre agence immobilière est en danger ? Je vous propose 5 signaux d’alerte qui annoncent une fermeture imminente.

Signal #1 : La baisse constante des marges

La marge sur transaction est un indicateur essentiel de la santé financière d’une agence immobilière. En 2020, une agence moyenne réalisait une marge de 6 % par transaction, mais ce chiffre a chuté à 4,2 % en 2024. Une baisse de 30 % en 4 ans, attribuable à plusieurs facteurs :

  • La « guerre des prix » entre mandataires indépendants.
  • La difficulté à obtenir des mandats exclusifs au bon prix.
  • Une pression accrue des clients qui comparent et négocient plus qu’auparavant.

Ainsi, une agence type de 3 personnes qui générait 150 000 € de commissions en 2020 ne perçoit aujourd’hui plus que 100 000 €.

La solution ? Créer une offre irrésistible qui justifie des honoraires plus élevés. Par exemple, une agence immobilière ayant lancé une offre « Achat-revente sans crédit relais » a vu son chiffre d’affaires augmenter de 22 % en 2024.

Signal #2 : La perte de visibilité locale

Il y a peu de temps, une vitrine bien placée suffisait à assurer le flux de prospects d’une agence immobilière. Aujourd’hui, 92 % des recherches immobilières commencent sur Internet. Les agences qui ne figurent pas parmi les premiers résultats sur Google (mais aussi, de plus en plus, sur les moteurs de recherche IA type ChatGPT ou SearchGPT) risquent de disparaître.

Faites le test : recherchez « agence immobilière + [votre ville] » sur Google. Si vous n’êtes pas dans les 3 premiers résultats, c’est que vous êtes potentiellement invisible.

Les raisons de cette mutation incluent :

  • La domination des portails d’annonces comme Leboncoin et SeLoger.
  • Le favoritisme de Google envers les grands réseaux.
  • L’évolution des habitudes d’achat grâce aux réseaux sociaux.

La solution ? Développer un blog hyperlocal sur les prix de l’immobilier et sur l’actualité locale, accompagné d’une newsletter hebdomadaire pour maintenir l’engagement des destinataires.

Signal #3 : L’incapacité à attirer des talents

Le recrutement est le moteur d’une agence immobilière saine. Pourtant, 83 % des directeurs d’agence en font leur problème n°1, en raison des difficultés à attirer de nouveaux talents. Comment l’expliquer ?

  • Par une image dégradée du métier.
  • Par des attentes croissantes en matière d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
  • Par la concurrence accrue des réseaux de mandataires.

La solution ? Mettre en place un programme structurant pour accompagner les nouveaux talents et garantir un flux constant de leads qualifiés pour chaque conseiller.

Exemple : une agence de Nantes a mis en place une « usine à leads » qui garantit 10 contacts qualifiés par mois pour chaque négociateur. Résultat : un revenu moyen de +40 % et un turnover proche de zéro.

Signal #4 : La résistance à l’adoption technologique

Les agences qui adoptent au moins 3 outils technologiques majeurs affichent une productivité 42 % plus élevée par négociateur. En parallèle, chaque mois de retard dans l’adoption technologique coûte environ 4 000 € par conseiller.

Quels outils ?

  • Des tunnels de vente automatisés.
  • Une solution d’email marketing.
  • Un CRM immobilier intelligent.
  • Des applications mobiles dédiées à la prospection.

La solution ? Établir un plan d’adoption technologique en 3 phases : mise en place d’un tunnel d’acquisition de leads, adoption d’un outil d’emailing automatisé, et organisation du suivi des leads froids.

Exemple : une agence immobilière ayant investi 790 € dans un système d’acquisition est parvenue à réduire de 700 € par mois ses coûts de prospection.

Signal #5 : L’absence de communauté engagée

À l’ère des réseaux sociaux, les recommandations spontanées ne suffisent plus. Les agences doivent créer une communauté fidèle et engagée autour de leur marque.

Posez-vous ces questions pour évaluer votre « succès » auprès de votre communauté :

  • Combien de personnes interagissent avec vos contenus chaque semaine ?
  • Communiquez-vous régulièrement avec vos acquéreurs, vendeurs et anciens clients ?

La solution ? Élaborer une stratégie de contenu sur les réseaux sociaux et créer des groupes privés pour interagir régulièrement avec les clients (anciens et nouveaux).

Vers une résilience durable pour votre agence immobilière

Pour sortir renforcé de cette crise, il est impératif que les agences immobilières adoptent une approche proactive et stratégique face aux défis actuels. Voici quelques actions concrètes à mettre en œuvre :

  1. Diversification des services : proposer des services complémentaires tels que la gestion locative ou le conseil en investissement immobilier peut aider à stabiliser les revenus.
  2. Formation continue : investir dans la formation continue du personnel pour améliorer leurs compétences techniques et commerciales est essentiel pour rester compétitif.
  3. Utilisation accrue du digital : le développement d’une présence en ligne forte via un site web optimisé pour le SEO et l’utilisation efficace des réseaux sociaux peuvent attirer davantage de clients potentiels.
  4. Analyse régulière du marché : suivre les tendances du marché immobilier local permet d’ajuster rapidement les stratégies commerciales en fonction de l’évolution du secteur.
  5. Renforcement du réseau professionnel : établir des partenariats avec d’autres acteurs du secteur (banques, notaires, etc.) peut générer des opportunités supplémentaires pour le développement commercial.

La crise actuelle dans le secteur immobilier n’est pas une phase passagère : elle témoigne d’une mutation profonde du marché qui nécessite une adaptation rapide et efficace. En identifiant les signaux d’alerte et en mettant en œuvre les solutions appropriées, votre agence immobilière peut non seulement survivre, mais aussi prospérer dans ce nouvel environnement économique. Avec une feuille de route claire et des actions concrètes à appliquer immédiatement, il est possible de transformer cette tempête parfaite en opportunité pour construire un avenir meilleur dans l’immobilier.

Pour découvrir notre feuille de route riche en actions concrètes à appliquer immédiatement, consultez notre vidéo YouTube consacrée au même sujet.

Et pensez à demander votre accompagnement OREPS pour les directeurs d’agence !